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À la une de cette chronique européenne, l’Espagne, mardi 10 juillet. La vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Égalité, Carmen Calvo, a annoncé une réforme du Code pénal pour introduire la notion de “consentement sexuel explicite”. Je la cite: “Si une femme ne dit pas ‘oui’, explicitement, dans tous les autres cas c’est ‘non’”. En suivant l’exemple d’une loi suédoise qui considère comme viol tout acte sexuel sans consentement explicite, une loi qui existe aussi au Royaume-Uni, en Belgique, en Islande et en Allemagne, Calvo estime qu’avec cette réforme les qualifications pénales ne dépendront plus de l’interprétation des juges. L’annonce de Carmen Calvo intervient sur fond de polémique autour de l’affaire de “La Meute”, La Manada, dans laquelle cinq hommes, lors des fêtes de San Fermín à Pampelune en 2016, avaient abusé d’une jeune fille de 18 ans. En avril, la justice espagnole les a condamnés à neuf ans de prison pour “abus sexuel” et non pour “agression sexuelle”, le terme juridique qui inclut les viols. Leur sentence ainsi que leur libération sous caution le 21 juin, a rouvert le débat sur la violence sexuelle en Espagne et suscité une vague de manifestations féministes dans tout le pays. 

Nuit de mercredi 11 à jeudi 12 juin. République tchèque. Le gouvernement minoritaire remporte un vote de confiance grâce aux communistes. Après seize heures, la chambre basse du Parlement a apporté son soutien au gouvernement d’Andrej Babis, confronté à des accusations de fraude aux subventions de l’UE. Le Premier ministre a conclu un accord de coalition avec les sociaux-démocrates et le Parti communiste. Il s’agit du premier gouvernement tchèque à parvenir au pouvoir avec le soutien des communistes depuis la chute du rideau de fer, en 1989. 

Nous finnissons cette chronique en parlant du sommet de l’OTAN qui a commencé mercredi à Bruxelles. Ce sommet a été prisonnière du discours retentissant de Donald Trump. Le président nord-américain a accusé l’Allemagne d’être “otage de la Russie”, selon ses mots, à cause de sa dépendance énergétique de Moscou. Il a jeté de l’huile sur le feu en suggérant aux alliés de dépenser 4% de leur PIB dans la défense, malgré le fait que l’objectif actuel des 2% semble difficile à atteindre. Rappelons que seulement 8 pays atteignent ces 4%, parmi eux les Etats-Unis avec 3,6%. L’accord le plus concret de ce sommet à cette heure est celui sur la mission d’entraînement que l’OTAN mettra en place en Irak dans les prochains mois et que le Canada s’est proposé à mener. L’Alliance nord-atlantique enverra « plusieurs centaines de militaires » dans ce pays pour former les forces de sécurité irakiennes. Emmanuel Macron a averti sur les risques d’affaiblir l’OTAN en mettant en avant que le grand défi de l’organisation est sa propre unité.